La mort de Rodolphe de Habsbourg en 1889

Dans les écrits de Gilles Campagnolo, avec la grande prudence qui le caractérise, celui-ci reprend la thèse du suicide de Rodolphe, à Mayerling en 1889. Or, sans avoir étudié la chose de manière approfondie, il semblerait tout de même que ce soit l’hypothèse la moins probable, à la faveur de l’assassinat. Trois pistes sont évoquées, quant aux commanditaires du (potentiel) meurtre :

  1. la Maison de Hohenzollern, pour empêcher que ce prince tourné vers la France et l’Angleterre (Menger n’est pas étranger à cela) ne détourne les Habsbourg de leur alliance avec eux pour les démocraties occidentales
  2. le propre père de Rodolphe ou du moins des agents austro-hongrois qui ne voulaient pas de ce prince à la tête de leur Etat, pour des raisons politiques coïncidant d’ailleurs avec les alliés allemands1
  3. une vengeance des sociétés secrètes qui avaient fomenté un plan pour séparer l’Autriche et la Hongrie, mettre à la tête de celle-ci Jean de Habsbourg-Toscane, un cousin de Rodolphe de Habsbourg-Lorraine, pendant que lui-même serait à la tête de l’Autriche.2 Rodolphe ayant refusé, finalement, de jouer ce rôle, le cousin serait parti en Argentine (où on perd sa trace…) quand Rodolphe aurait été tué à Mayerling en compagnie d’une fille étrange, à la mère trouble et qui pourrait très bien être la sœur de Rodolphe.

Les archives à Vienne concernant cet épisode historique ont été, parait-il, perdues, comme cela arrive encore souvent quand des réseaux occultes sont concernés, et cette disparition me fait penser que ce n’est pas la Prusse ou l’Allemagne qui seraient derrière ce meurtre. De même, j’ai du mal à croire au meurtre du fils par le père, pas plus que par des Viennois, qui auraient trouvé d’autres solutions moins radicales pour que le prince ne règne pas, sans le tuer. La dernière piste, outre qu’elle concorde avec la perte des archives, explique aussi que le corps du prince ait été mutilé, notamment les mains qui paraissent avoir été blessées3 Je ne crois pas non plus à un meurtre de Marie par Rodolphe : celle-ci enceinte ou non, elle eût pu être écartée à l’autre bout du monde avec une rente sans que l’affaire soit très problématique. Il suffit qu’elle se tienne tranquille. Fejtő Ferenc, dont j’ai lu le Requiem pour un empire défunt afin de comprendre les agissement d’Eduard Beneš, patron de Polanyi entre 1921 en 1923, croit aussi à la thèse du meurtre.

Carl Menger comme auteur engagé (et nébuleux)

Gilles Campagnolo parle aussi de Carl Menger comme d’un « homme des Lumières ». Quiconque a lu des auteurs catholiques, Jacques d’Hondt sur l’engagement maçonnique de Hegel, Gershom Scholem ou la littérature existante sur les sociétés occultes, y voit une jolie périphrase, et n’est plus trop dupe de ce qu’il y a derrière l’Enlightenment, l’Aufklärung et les Lumières, ni dans quel projet tout ceci est favorisé et diffusé dans tout l’Occident (les deux Amérique comprises). Que Menger ait été un membre de ce « collège invisible » international opposé aux monarchies au moins jusqu’en 1914 (date à laquelle des tensions nationalistes se surajoutent au combat contre l’ennemi principal) expliquerait ainsi trois points :

  1. la grande rapidité avec laquelle il développe les idées des Grundsätze entre 1867 et 1871 alors qu’il est journaliste4
  2. l’étrange co-découverte de la subjectivité de la valeur et du marginalisme à trois ans près dans les aires culturelles germanophone, anglophone et francophone. On peut donc penser que ce sont les mêmes souffleurs qui ont donné leur texte à trois acteurs différents et que l’Esprit du temps n’est pas si spontané que cela. Cela dit, on peut aussi penser que cette découverte trainait dans l’air et que le fruit était mur qui fut ramassé à trois endroits différents par trois personnes, sachant que si eux ne l’avaient pas fait, c’eût été d’autres… mais, enfin, pourquoi pas à Moscou, en Suède ou dans l’Europe du sud catholique (Espagne, Italie) ?
  3. la retraite de Menger en 1903 et à 63 ans, quinze ans après le « drame de Mayerling ». Si le maître devait aider le disciple dans son initiation et qu’il l’avait emmené pour cela en France et en Angleterre en 187 (non pas en Russie ou en Espagne…), s’ils avaient été complices au point d’écrire dans un journal d’opposition – et si celui-ci a finalement choisi de ne pas suivre le plan fomenté, le maître porte un peu du poids de cet échec.

Dans l’hypothèse 1. ou 2. sa retraite est donc une façon de rester en vie, ne nuisant plus aux monarchies germanophones au profit d’un projet libéral-radical, progressiste et maçon, en restant calme ; dans l’hypothèse 3. il est mis à la retraite.

Il y a plusieurs phases dans la vie de Menger :

Ph. Années Durée Ages Objet
1 1840-1867 27 ans 0-27 ans Formation
2 1867-1871 4 ans 31-33 ans Fondation du Neues Wiener Tagblatt avec not. Moritz Szeps, écriture et publication des Grundsätze der Volkswirtschaftslehre
3 1872-1903 31 ans 34-62 ans Combat épistémo-politique avec l’Ecole Historique Allemande et publication des Untersuchungen… + éduque le Prince Rodolphe et joue un rôle politique latent en le formant conformément à l’esprit des Lumières [1876-1878]
4 1903-1921 18 ans 62-81 ans Réécriture des Grundsätze

Est-il possible que Menger ait été si rapide pour écrire les Grundsätze ? Il s’inspire de Karl-Heinrich Rau, donc il ne part de zéro [Campagnolo 2004, 250-4], mais néanmoins, trois ans c’est peu pour une révolution épistémologique, et, dans tous les cas, on comprend comment ce journaliste est si rapide à un moment de sa vie et si lent (18 ans !) pour ne rien produire, même s’il a été malade… à ce niveau il peut prendre un ou deux secrétaires pour l’aider.

D’ailleurs, savoir ce qu’a fait Carl Menger pendant ces 18 ans, entre 1903 et 1921, qui il voit, à qui il écrit, etc., tout ce genre de pièces manquantes du puzzle, m’aiderait sans doute à comprendre l’étrange silence de cet étrange Polanyi sur les Grundsätze der Volkswirtschaftslehre, qu’il connait bien à Vienne5, et qu’il oublie (du moins qu’il ne cite pas) jusqu’en 1947, réutilisés pour des raisons que j’ai essayé d’expliquer dans un article qui sera publié dans la revue Austriaca.

Je sais simplement que Menger et Ludwig von Mises se sont connus en 1911, huit ans avant que Polanyi et Mises se voient.

Lorsque je pense aux relations entre Polanyi et Menger, il m’arrive d’avoir les mêmes doutes que j’ai sur d’éventuels vols de documents de Mises et Hayek en sa faveur6, concernant des vols de documents ou partage fraternel. Notamment en voyant le tableau des Geflügelte Wörter, ou « tableau des concepts de la théorie » que Campagnolo publie [Campagnolo 2008, 204] et où Menger distingue :

Zweck
(fin ou objectif)
Mittel
(moyen)
Verwirklichung
(réalisation)
MENSCH
(être humain)
AUßENWELT
(environnement)
LEBENSERHALTUNG
(subsistance)
BEDÜRFNIS
(besoin)
GUT
(bien)
BEFRIEDIGUNG
(satisfaction)

En comparant ce tableau avec les conceptions naturalistes (sinon les mêmes sophismes naturalistes qu’il dénonce chez les libéraux) de The Great Transformation et de The Livelihood of Man, on peut y voir un lien. Comme si, outre d’avoir cherché à fonder une forme de société dominées par les exigences éthiques de la « rationalité matérielle » (Max Weber) (= substantiviste chez Polanyi), il avait voulu produire une sorte de Menger, celui des Grundsätze posthumes de 1923, mal digéré dans ses deux textes.7 Il publie le premier en 1944 (écrit aux EUA) et refuse de publier le second en 1953 (toujours écrit près de Nouvelle York), pour des prétextes tirés par les cheveux en même temps qu’il se fâche avec Moses Finley8 et qu’il termine son article sur Hamlet, article la non-action et la folie du prince du Danemark dans son royaume « pourri ».

Il est normal que je m’interroge… A voir si l’hypothèse (l’ensemble d’hypothèses) est falsifiée par quelques éléments, mais à l’état de mes connaissances et de mes doutes, c’est celle que j’étudierai.

Le rapport avec Polanyi à Vienne

Toujours en relation avec Polanyi, si Menger a continué des activités occultes pendant sa retraite, mais en se tenant bien à l’arrière, cela permettrait de comprendre plusieurs choses.

Par exemple, pourquoi Weber ne cite jamais Menger dans tout Economie et Société, alors qu’il cite Robert Liefmann. Ce dernier donne l’impression de coller à l’œuvre de Menger, écrivant notamment des Grundsätze… en 19179 puis une Allgemeine Volkswirtschaftslehre, dès 1924, comme le voulait Menger (et ce comme le rappelle Gilles Campagnolo, d’après les archives japonaises, puisque Menger barre le premier nom sur son volume imprimé des „Grundsätze der pour „Allgemeine“). Certes, ces deux noms d’ouvrages sont alors très communs et, comme on l’a vu, Menger s’est lui-même inspiré des Grundsätze der Volkswirtschaftslehre de Rau pour écrire les siennes. Au demeurant, ce nom n’est que la traduction allemande des Manual of Political Economy des anglais du XIXème siècle. Mais si “Menger” n’est que le nom propre d’un mouvement collectif, national voire international, un auteur nébuleux 10), on peut expliquer ainsi qu’il disparaisse formellement sans que l’esprit de ce qu’il écrivait disparaisse, surtout si sa pensée est transmise par d’autres noms propres, au-delà d’Eugen von Böhm-Bawerk, Friedrich von Wieser ou Eugen von Philippovich von Philippsberg. Il faudrait comparer point par point les deux œuvres de Menger et de Liefmann pour voir si cette hypothèse se tient, si l’un peut être le prête-nom de l’autre, ou s’ils travaillaient à une œuvre collective occulte.

Cela pourrait aussi expliquer la présence de certaines archives très mengeriennes dans celles de Polanyi, à l’époque viennoise, et qui semblent totalement étrangères à sa pensée des années 1940, notamment “Pure Economic Theory” [1927 ?]11 ou „Einführung in die Volkswirtschaftslehre“ [1930 ?]. En effet, à chaque fois qu’on voit le terme „Volkswirtschaftslehre“12 chez Polanyi, on est dans un ‘esprit mengérien’ étranger à l’esprit à lui, tel qu’il se dégage peu à peu à l’encontre de la rationalité formelle et de l’apriorisme misésien. A Vienne, Polanyi est un journaliste, qui a été dirigeant d’un mouvement étudiant hongrois et rédacteur en chef d’une revue en connexion avec le Grand Orient de Hongrie, qui a fait de la politique dans un parti radical (donc même connexion), a eu un rôle obscur sous le régime de Béla Kun13. Il s’est exilé à Vienne pour des raisons médicales douteuses − on l’a plutôt plus exfiltré, très probablement, après avoir joué un rôle trouble en 1918-1919 pendant l’éphémère régime communiste qui ne devait pas être le sien puisque radical, ‘recruté’ par Lukács chez les communistes, comme Karl Mannheim. Il y est alors journaliste dans un journal en hongrois pour immigrés hongrois à Vienne, financé par un Tchèque maçon (Eduard Beneš) qui ne porte pas la Hongrie dans son cœur, journal où il écrit des articles sans lignes précise sinon qu’il défend la position progressiste maçonne et les auteurs de la Société Fabienne (Shaw, Wells, etc.). Ses articles sont des éditoriaux sophistiques et quand il rentre à l’Österreichische Volkswirt, ses amis le décrivent comme un penseur fantasque et volontiers complotiste. En privé, il travaille surtout sur les Autrichiens, Wieser et Böhm-Bawerk pour répondre à Mises après son débat de 1922.

Ainsi, si Menger, les premiers Autrichiens, et toute une société de gens éclairés et porteurs du même projet anti-monarchique et anti-catholique, au-delà de leurs divergences politiques entre socialistes et libéraux, tout comme Polanyi, fréquentent les mêmes cénacles et les mêmes milieux dont il est interdit de parler, alors, au-delà des divergences qui apparaitront ensuite14), nous avons là la connexion qui explique pourquoi on retrouve des documents qui paraissent faire tâche dans ses archives. Si ces milieux veulent faire des idées de Menger 15 et de ses successeurs, la pensée dominante de l’Autriche contre celle de l’Ecole Historique Allemande, alors je vois les relations entre tout ceci. Ce au même titre que je comprends pourquoi Michael et Karl Polanyi, comme Mannheim (et comme Popper ?) connaissent les mystiques souabes du XVIème siècle, la théosophie et le rosicrucianisme qui étaient enseignés dans ces milieux occultes, même si ces pensées mystiques n’apparaissent pas explicitement dans leurs œuvres, bien qu’on en trouve la trace si on sait regarder.

En tout cas, il me semble bien qu’on participe à des œuvres collectives occultes dans les fraternelles de la maçonnerie. Ces œuvres sont les pendants de projets publics qui rassemblent différents noms propres. On peut citer les Grundriß der Sozialökonomik auxquels devaient participer 57 auteurs dont M. Weber, K. Bücher, E. Jaffe, J. A. Schumpeter, W. Sombart ou F. von Wieser. Ou le projet The Abuse and Decline of Reason de F. Hayek et K. Popper avec The Open Society and its Enemies, “Scientism and Social Sciences” et The Road to Serfdom qui devaient former un tout. Dans ce dernier texte, Hayek attaque beaucoup Mannheim et celui-ci publie un Diagnosis of our Time [1943], quand Polanyi (qui, à peu de choses près aurait pu participer au projet de Popper et Hayek) publie son Origin of our Time16 [1944], alors qu’il avait signé un contrat avec Farrar et Rinehart pour deux ouvrages et qu’on perd toute trace du deuxième, The Common Man Master’s Plan. Tous les individus cités précédemment se croisent par ici ou par-là, entre l’Autriche, l’Allemagne et l’Angleterre (puis les Etats-Unis après la Seconde Guerre Mondiale). Mannheim et Polanyi sont d’ailleurs quasiment des jumeaux biographiques.

Je crois volontiers qu’on se coordonne dans un système de mise en réseau textuels sous forme de textes complémentaires ou de fausses oppositions avec un texte faire-valoir pour en faire triompher un autre, dans toutes ses réunions et que Polanyi travaille − en son nom ou comme auteur-fantôme − à ces entreprises jusqu’à sa probable démission publique en 1954.17 Je crois moins aux hypothèses spontanéistes à base de Zeitgeist et de hasard (qui n’existe pas d’après le cabaliste Spinoza)… Surtout que je trouve Polanyi finalement intellectuellement proche d’Edmund Burke, si on regarde bien, comme Hayek en 1960 lorsqu’il se dit “old Whig” dans The Constitution of Liberty, Burke ayant lui-même décidé de quitter les Whigs pour siéger de l’autre côté du Parlement, mais sans être cependant un Tory, rompant avec l’entreprise maçonne qui se développe en France dès 1789 et alors qu’il est lui-même maçon, pour adopter une position contre-révolutionnaire[Note]Tout comme l’ex-franc-maçon Joseph de Maistre.[/note] Deux siècles plus tard, le même geste de refus de l’opposition entre civilisation monarchique, catholique, conservatrice et le projet progressiste maçon, se reproduirait avec ses deux hommes plus proches que leurs positions politiques ne le laisseraient croire de prime abord.

Je ne dis pas que j’ai des idées arrêtées sur tout cela, mais simplement que la version officielle me satisfait peu, qu’elle beaucoup de questions en suspens, et que l’hypothèse des réseaux occultes (sur la période de Budapest au moins, c’est indéniable) permet de comprendre le dialogue tellement intime avec les Autrichiens et le lâchage de Polanyi dans les années 1950-60, au fur et à mesure qu’il devient chrétien.

Bibliographie

CAMPAGNOLO Gilles, [2004] Critique de l’économie politique classique, Paris, Presses Universitaire de France, 319 p.
—— [2008] Carl Menger entre Aristote et Hayek. Aux sources de l’économie moderne, Paris, CNRS éditions, 232 p.
—— (éd.) [2011] Existe-t-il une doctrine Menger ? Aux origines de la pensée économique autrichienne, Aix-en-Provence, Presses de l’Université de Provence, 275 p.

Notes

  1. Les cas 1. et 2. ne sont donc pas exclusifs.
  2. D’autres versions inversent les possessions de chacun.
  3. Trace d’un meurtre sauvage comme signature fonctionnant comme avertissement pour tous les Faust tentés par l’apostasie ?
  4. « Le temps de préparation des Grundsätze [a] été relativement court : autant que ses brouillons nous permettent d’en juger, elle dura de l’automne 1867 à la publication en 1871. » [Campagnolo 2008, 38]
  5. Cf. Carnet de notes VIII et „Zum Begriff Bedürfnisskalen“ {1923-1932}. Dans ces documents, il cite l’édition publiée, cela dit, et non un manuscrit qu’il aurait pu avoir eu avant 1923.
  6. Cf. « 1947-1949 : une étrange co-résurgence du terme ‘catallaxie’ »
  7. Je ne vois d’ailleurs que peu de différences entre Weber et Menger, Weber étant à mon sens le deuxième père spirituel de l’école autrichienne, au même titre que Menger, mais ceci est une autre histoire…
  8. De même, il laisse tomber son ami et disciple de Vienne, Schafer dans les années nord-américaines (1947-64) et déçoit ses amis hongrois (O. Jászi) et viennois (P. Drucker), comme une conséquence de folie à la Hamlet ?
  9. Avec deux rééditions augmentées en 1919 et 1923.
  10. Et « qu’est-ce qu’un auteur ? », se demandait de Michel Foucault en 1969, dans une conférence qui porte ce nom, Dits et Ecrits, I, Gallimard, coll. Quarto, 817-848.
  11. Pourquoi un texte en anglais à Vienne ? La datation de ce texte n’est pas évidente : cf. « Comment dater Pure Economic Theory ? »
  12. Et jamais „Nationalökonomie“ qui est un terme qu’emploient les Allemands de l’Ecole Historique Allemande ou les “monarchistes sociaux” Lorenz von Stein et Gustav von Schmoller. [Campagnolo 2004, Partie II]
  13. Comme Karl Mannheim et en relation avec leur ami György Lukács.
  14. Je crois moi-même en la totale insincérité de Polanyi jusqu’en 1947, piètre écrivain qui a besoin de nourrir sa femme et sa fille, et prêt à défendre n’importe quelle position vaguement anticapitaliste pourvu qu’il soit célèbre.
  15. Ou des idées qu’on a attribué au nom “Menger, celui n’étant que le nom de la maçonnerie autrichienne.
  16. Nom original de The Great Transformation.
  17. En 1947, il commence à écrire son analyse d’Hamlet et à reprendre un dialogue polémique avec Mises en profitant probablement de documents confidentiels, ce qui expliquerait son usage des plus douteux du terme ‘catallactique’. “Hamlet” est publié en 1954, les fonds Rockefeller coupent leur subvention en 1958 après avoir accordé un deuxième cycle de fonds pour 1953-58 et ce alors que Polanyi publie un recueil de textes important en 1957 et que la subvention avait été accordée en 1953 après cinq ans de stérilité du projet entre 1947 et 1953. Cette chronologie est absurde si on ne comprend pas ce que dit entre les lignes le texte de Hamlet ; ‘démission’ qui le mènera à une lente marginalisation le conduisant à ne plus rien publier d’important jusqu’à son décès en 1964, pendant sept ans.

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